Dimitri Payet, tout d'abord, quelle est votre opinion sur le début de saison de l'ASSE ?
Je pense que pour l'instant, notre bilan est mitigé avec de bons résultats à domicile et plus de difficultés à l'extérieur.
Comment expliquez-vous ces difficultés ?
(Il sourit) C'est difficile. A domicile, c'est vrai qu'on se sent bien. On est plus en confiance et on tente plus de choses. A l'extérieur, on est plus inhibés. Il faudrait qu'on arrive à gagner un match. Ça nous libèrerait.
Cette situation vous inquiète-t-elle ?
Non. Ça va venir. A Auxerre, on a montré des progrès. On a perdu mais il y a eu de bonnes choses. On a présenté un meilleur visage. Malheureusement, l'arbitrage nous a été défavorable.
Comment abordez-vous le match de Marseille ?
C'est une grosse affiche. Le stade sera plein. C'est le style de match que tout le monde rêve de jouer. Et puis Marseille, c'est Marseille. C'est toujours un peu particulier de jouer contre l'OM.
Ressentez-vous une pression particulière ?
Non. Franchement, jouer des matchs comme celui-là, ce n'est que du bonheur.
Le Chaudron ne vous fait donc plus peur ?
(Rire) Non. C'est vrai que j'appréhendais un peu pour mon premier match contre Valenciennes mais maintenant, ça va. Je suis plus en confiance. Jouer dans un stade comme celui-là, comme je viens de le dire, ce n'est que du bonheur.
Quel regard portez-vous sur cette équipe de l'OM ?
Les Marseillais connaissent un début de saison difficile. Ils viennent de changer d'entraîneur. Mais ils ont une bonne équipe avec pas mal d'internationaux. Comme nous, ils ont besoin de points. Ils vont venir ici pour en prendre. Ce sera à nous de nous faire respecter. On reste sur une défaite à Nice. Pour avancer, on a besoin des trois points.
« J'ai envie de marquer. Mais je n'en fais pas une fixation »
Avez-vous des copains à l'OM ?
Il y a Steve Mandanda avec qui j'ai joué au Havre. C'est un très bon gardien, très costaud. Il est en train de le prouver et cela ne me surprend vraiment pas.
Vous aviez marqué contre Marseille l'an dernier avec Nantes. On suppose que ce but fait partie de vos très bons souvenirs...
Bien sûr. J'avais profité d'un centre en retrait de Diallo, que j'avais lancé en profondeur sur le côté droit. En plus, on avait gagné (ndlr : 2-1).
Vous n'avez toujours pas inscrit votre premier but avec l'ASSE...
(Il coupe) J'y pense. C'est vrai que j'ai envie de marquer. Mais je n'en fais pas une fixation non plus. Si je fais une passe décisive samedi, je serai aussi content que si je marque. Mon objectif est de donner le maximum sur le terrain pour qu'on gagne. Après, ce premier but, il viendra quand il viendra.
A titre personnel, que pensez-vous de votre début de saison ?
Je me sens de mieux en mieux. Physiquement, j'ai progressé. Je peux jouer de plus en plus longtemps. Et puis, on a davantage d'automatismes à présent, notamment avec Cédric (Varrault) et Blaise (Matuidi) sur le côté gauche.
Sur quels aspects de votre jeu Laurent Roussey insiste-t-il le plus ?
Au début, le coach m'a reproché de ne pas assez tenter. C'est vrai qu'il y avait eu une ou deux situations où j'aurais pu tirer plutôt que de rechercher une solution collective. Sinon, il me dit souvent de jouer comme je sais le faire, de jouer mon jeu.
En dehors du foot, vous plaisez-vous à Saint-Etienne ?
Tout se passe très bien. Avec ma copine, qui vient de reprendre ses cours, on s'est installé à Villars. C'est tranquille. Nous sommes bien. En plus, en ce moment, mes parents sont là. Ils sont venus passer quelques jours de vacances. Il n'y a aucun souci.
Avez-vous eu le temps de découvrir un peu la région ?
Un petit peu, même si avec nos matchs et ceux des Espoirs, je n'ai pas eu beaucoup de temps libre. En plus, je ne sors pas beaucoup dans la semaine. J'ai pu aller faire un tour en ville samedi dernier comme on n'avait pas de match mais c'est tout.
De notre correspondant à Saint-Etienne, Laurent HESS (But! Saint-Etienne)


